Estimez l'impact environnemental de votre usage numérique : streaming, emails, cloud, visioconférences. Calcul en kg de CO₂ par an.
ℹ️ À propos des estimations
Les valeurs utilisées sont des moyennes issues d'études sur la pollution numérique (ADEME, Shift Project, etc.). L'empreinte réelle varie selon le pays, le mix énergétique, le type d'appareil et de connexion. Ces résultats sont indicatifs et visent à sensibiliser aux ordres de grandeur.
Le numérique représente aujourd'hui environ 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit autant que l'aviation civile. Cette pollution numérique provient de trois sources principales : la fabrication des équipements (smartphones, ordinateurs, serveurs), la consommation d'énergie des data centers qui hébergent nos données, et les réseaux qui transmettent l'information.
Le streaming vidéo est le premier poste de consommation avec près de 60% du trafic internet mondial. Regarder une heure de vidéo en haute définition consomme autant d'électricité qu'un réfrigérateur pendant une semaine. Les emails, bien que moins gourmands individuellement, s'accumulent : un salarié français envoie en moyenne 33 emails par jour, et l'humanité en envoie 300 milliards quotidiennement.
Le stockage cloud pose également question : nos photos, vidéos et documents sont dupliqués plusieurs fois dans des serveurs répartis dans le monde entier, maintenus sous climatisation permanente. Prendre conscience de ces impacts permet d'adopter des gestes simples pour réduire son empreinte : privilégier la qualité SD, supprimer les emails inutiles, faire le tri dans ses fichiers, et limiter les visioconférences en vidéo aux situations où elle apporte une réelle valeur ajoutée.
Une heure de streaming vidéo émet entre 36g (SD) et 230g (4K) de CO₂ selon la qualité. La vidéo HD (1080p) émet environ 100g par heure. Cela inclut la consommation des serveurs (Netflix, YouTube...), des réseaux de transmission (fibre, 4G/5G) et de l'appareil de visionnage. Sur une année, 2h de streaming HD quotidien représentent environ 73 kg de CO₂, soit l'équivalent de 600 km en voiture.
Oui. Un email avec pièce jointe de 1 MB émet environ 50g de CO₂ (serveurs d'envoi, stockage, transmission, lecture). Un email simple sans pièce jointe émet environ 4g. Cela peut sembler négligeable, mais à l'échelle des 300 milliards d'emails envoyés chaque jour dans le monde, l'impact devient significatif. Supprimer régulièrement ses vieux emails et se désabonner des newsletters non lues aide à réduire cet impact. Une boîte mail de 30 Go représente environ 600g de CO₂ par an rien que pour le stockage.
Actions quotidiennes : privilégiez la qualité SD au lieu de 4K (division par 6 des émissions), supprimez vos emails inutiles chaque semaine, désactivez la lecture automatique des vidéos sur les réseaux sociaux, utilisez le WiFi plutôt que la 4G/5G (4 fois moins énergivore), et fermez les onglets inutilisés. Actions ponctuelles : faites le tri dans votre stockage cloud (Google Drive, iCloud, Dropbox), supprimez les photos floues et doublons, et privilégiez le stockage local pour les fichiers que vous utilisez souvent. En visio, coupez la vidéo quand elle n'est pas nécessaire (division par 75 des émissions).
Le cloud n'est pas immatériel : il repose sur d'immenses data centers qui consomment de l'électricité en permanence pour alimenter les serveurs et la climatisation nécessaire à leur refroidissement. 1 Go stocké émet environ 20g de CO₂ par an. Vos fichiers sont dupliqués plusieurs fois pour garantir leur sécurité, ce qui multiplie la consommation. Un stockage de 100 Go représente donc 2 kg de CO₂ par an, soit 17 km en voiture. Certains fournisseurs utilisent des énergies renouvelables (Google, Apple), d'autres moins (Amazon). L'astuce : ne stockez dans le cloud que ce qui est vraiment nécessaire et supprimez régulièrement les fichiers obsolètes.
Les facteurs d'émission utilisés proviennent d'études de l'ADEME, du Shift Project et de laboratoires de recherche. Ils représentent des ordres de grandeur moyens car l'empreinte réelle varie selon de nombreux paramètres : le pays (mix énergétique), le type de connexion (fibre vs 4G), l'appareil utilisé (smartphone vs TV), et l'heure de la journée (pic ou heures creuses). Par exemple, le streaming en 4G émet 5 à 10 fois plus qu'en WiFi. L'objectif de ce calculateur n'est pas une précision absolue, mais de sensibiliser aux ordres de grandeur et d'encourager des comportements plus sobres.